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La belle époque

Dans le domaine de la joaillerie, la belle époque voit le développement des grandes maisons de la Place Vendôme : Cartier, Van Cleef & Arpels, Boucheron. D’ailleurs, Boucheron est la première maison de joaillerie à ouvrir sa boutique sur la place Vendôme en 1893. Mais que recouvre l’expression belle époque ? Après la guerre de 1870, la France va rentrer dans une longue période de paix qui durera quatre décennies et s’achèvera avec la première guerre mondiale (1914-1918). Ces années sont marquées par le progrès technologique et un grand rayonnement de la place de Paris dans le domaine des arts (littérature, musique, peinture, sculpture…) mais aussi des arts décoratifs et de la bijouterie joaillerie. On peut même parler de phénomène européen, avec des mouvements semblables en Angleterre (fin de l’époque victorienne et époque édouardienne), Belgique, Allemagne… Cependant, c’est Paris qui donne le « la » en matière de goût et de style. Le dynamisme et l’optimisme qui caractérisent l’esprit de cette période inspireront certains intellectuels qui, après la première guerre mondiale, inventeront l’expression « belle époque » pour parler de ces années fastes. Néanmoins, la période 1871-1914 sera aussi marquée par des épreuves (attentats anarchistes, boulangisme, affaire Dreyfus…).



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Bijoux belle époque, une inventivité foisonnante

Le développement de la moyenne bourgeoisie ouvre de nouvelles perspectives pour les joailliers qui peuvent aussi compter sur leur clientèle traditionnelle de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie pour leurs créations les plus exclusives. C’est le début de la haute joaillerie parisienne telle que nous la connaissons encore aujourd’hui avec les maisons prestigieuses, Cartier, Van Cleef, Boucheron…  D’un point de vue stylistique, c’est un véritable foisonnement. Le diamant reste la pierre de référence pour les bijoux d’apparat. D’autant plus que les mines d’Afrique du Sud sont exploitées depuis la fin des années 1860, ce qui assure un approvisionnement important et qualitatif. Mais à partir des années 1880, les créateurs souhaitent célébrer le règne animal et végétal, mouvement qui culminera avec l’art nouveau au tournant du siècle. Les formes deviennent alors plus fantaisistes. La tige florale et la liane, de forme souple et libre, se répandent comme motif décoratif. De même, les joailliers n’hésitent pas à mêler des figures humaines (le plus souvent d’une femme idéalisée) et des corps d’animaux ou d’insectes (libellules, papillons…).



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Belle époque, le rayonnement de Paris

La période belle époque est longue puisqu’elle s’étend sur quarante ans. Elle marque réellement la transition entre le bijou ancien, très typé XIXe siècle, et le bijou moderne. En effet, le bijou art nouveau et le tout début du bijou art déco (dont les prémices se situent aux alentours des années 1910) font partie de la période belle époque. Les expositions universelles qui se tiennent à Paris en 1889 et 1900, avec l’inauguration de la Tour Eiffel en 1889, témoignent de la grande vitalité de Paris et de son rayonnement incontesté dans le monde entier dès qu’il est question d’art et de mode. Durant cette période belle époque, Paris est également une plaque tournante de la finance internationale qui se met en place (un peu à l’image de Londres aujourd’hui). De plus, l’Empire colonial français est à son apogée, ce qui permet un approvisionnement en matières rares et précieuses : or, argent, platine, diamants, saphirs, émeraudes, rubis. Une clientèle française et internationale aisée, des créateurs audacieux et inspirés, un patrimoine inégalé… Paris s’impose comme la capitale mondiale de la belle époque.



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Les techniques à l’œuvre dans la création architecturale se retrouvent dans la joaillerie. Ainsi, le métal travaillé en filigrane rappelle les constructions à base de fer, de type Eiffel. Des joailliers novateurs comme René Lalique, Piel Frères, Eugène Feuillatre, Colonna, Hirtz, Lucien Falize, Lucien Gaillard… utilisent les pierres fines (turquoise, corail, opale…) pour donner de la gaieté et de la fantaisie aux bijoux. C’est aussi un moyen de contrebalancer la froideur de la seconde révolution industrielle qui voit triompher des machines toujours plus puissantes, à même de pouvoir assurer la production de masse qui s’imposera au XXe siècle. Cette période belle époque brille donc par la richesse de la création joaillière avec un foisonnement qui ne se retrouvera plus guère ensuite. Naturellement, les bijoux belle époque en bon état de conservation atteignent aujourd’hui des cotes particulièrement élevées.



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